Lorsqu’il publie en 1913 ses deux ouvrages sur la conduite des petites unités, le capitaine Barberot s’attarde longtemps sur le rôle clé du « chef » face à la troupe. Celui-ci doit exercer pleinement son autorité dans la conduite de son unité, effectuant les reconnaissances, analysant le terrain, donnant les instructions. Ces lignes sont sans aucun doute une prise de position face à d’autres conceptions tactiques en discussion au sein de l’armée française, notamment celles qui prônent plus d’autonomie au soldat. Mais les témoignages de ses hommes pendant la guerre montrent surtout une théorisation de son propre caractère et de son style de commandant, comme d’autres verront dans « Le fil de l’épée » de Charles de Gaulle, son propre portrait. Un style rugueux, qui s’exerce parfois physiquement sur ses hommes mais s’exprime aussi par la contestation vis à vis des ordres reçus. Des éléments qui, associés à ses compétences militaires, forgent rapidement une réputation, à défaut d’une « légende ». Voici un inventaire des ces « coups de sang du commandant ».

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À l’occasion des commémorations du Centenaire de la guerre 14-18, une exposition originale en partenariat avec Michelin a été organisée devant le dôme des Invalides, Immersion 14-18. Cette exposition en plein air propose de parcourir littéralement (on peut marcher dessus !) la géographie de la Grande Guerre (essentiellement sur le front Ouest) par une carte géante Michelin. Sur la carte, différentes lignes de front : l’avance maximale allemande de 1914, la ligne de front de la période « guerre des tranchées » et enfin le front au moment de l’Armistice.

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Florian Hensel publie ce mois de septembre 2018 aux éditions Vademecum une édition augmentée de son ouvrage Le Linge, Un massif alsacien dans la Grande Guerre, avec la collaboration d’Eric Mansuy, bien connu sur ce blog. Avec un pagination qui passe de 68 à 128 pages, l’iconographie est profondément élargie et renouvelée,  des encadrés ajoutés et le texte enrichi. Sont intégrés notamment les résultats des recherches d’Eric sur les pertes du Linge (voir ici l’un des nombreux articles de ce blog à ce sujet), qui dans la première édition étaient annoncées comme lourdes, bien que « largement surévaluées » par les historiens. Lire la suite »