Lorsqu’il publie en 1913 ses deux ouvrages sur la conduite des petites unités, le capitaine Barberot s’attarde longtemps sur le rôle clé du « chef » face à la troupe. Celui-ci doit exercer pleinement son autorité dans la conduite de son unité, effectuant les reconnaissances, analysant le terrain, donnant les instructions. Ces lignes sont sans aucun doute une prise de position face à d’autres conceptions tactiques en discussion au sein de l’armée française, notamment celles qui prônent plus d’autonomie au soldat. Mais les témoignages de ses hommes pendant la guerre montrent surtout une théorisation de son propre caractère et de son style de commandant, comme d’autres verront dans « Le fil de l’épée » de Charles de Gaulle, son propre portrait. Un style rugueux, qui s’exerce parfois physiquement sur ses hommes mais s’exprime aussi par la contestation vis à vis des ordres reçus. Des éléments qui, associés à ses compétences militaires, forgent rapidement une réputation, à défaut d’une « légende ». Voici un inventaire des ces « coups de sang du commandant ».

Lire la suite »



Au fil du temps, les articles de ce blog continuent de tisser des liens au delà du temps, avec les descendants des hommes du 133e RI. C’est bien entendu une grande satisfaction. Après madame Françoise Mourlin, petite nièce du sous-lieutenant Millet, c’est monsieur François Desbazeille, petit-fils du lieutenant Henri Desbazeille que l’article des « Les tués du 133e RI à La Croix-aux-Mines » a fait réagir. Son grand-père qui repose avec les quatre autres officiers sous la grande pierre du carré militaire, tomba le même jour que le sous-lieutenant Millet, lors de la sanglante journée du 30 août. Cet article rend hommage à cet officier de réserve, fils et petit-fils de bijoutiers réputés à Paris, et lui-même bijoutier.

Lire la suite »


Comme souvent, la publication sur ce blog de certains événements permet de retisser un lien entre ceux qui s’illustrèrent sur les champs de bataille des Vosges, et leurs descendants. C’est l’article sur les 5 officiers enterrés à La Croix-aux-Mines qui fit réagir madame Françoise Mourlin. Parmi les cinq, le nom d’Henri Millet, son grand-oncle. Enfant, sa grand-mère – Aline Millet, épouse Mourlin – l’avait emmenée sur cette tombe, et depuis, elle cherchait à retrouver le lieu. Son souvenir se résumait à une « tombe sans stèle, simple carré de gravier ». La tombe qui comprend les cinq officiers, située dans le carré militaire du cimetière, y ressemble, avec sa surface de terre qui la précède. Dans tous les cas, c’est l’occasion sur ce blog de rendre hommage à ce jeune Saint-Cyrien de 20 ans, tombé à la fin du premier mois de la guerre. Lire la suite »


Lors du travail de recherche qui amène à la publication de l’article de ce blog, (29 juillet 1915) « Le chiffre des pertes de notre côté est encore inconnu », Eric Mansuy exhume de ses archives un document avec la liste des officiers blessés ou tués au sein du 5e BCP. Un document qui aussitôt suscite une idée : retracer le parcours individuel de chacun de ses hommes. C’est en fait une longue recherche qui démarre, qui s’élargit aux combats précédents et met progressivement en lumière l’hécatombe au sein de l’encadrement, le renouvellement rapide des cadres, et leur origines très diverses. Les saint-cyriens, décimés lors des premières semaines, laissent rapidement la place aux officiers du rang ou de Saint-Maixent. C’est une étude magistrale de ces parcours qu’Eric me donne l’occasion de publier sur ce blog. Qu’il soit une nouvelle fois remercié pour ce travail passionnant…

Lire la suite »