Suite du premier épisode : A la découverte du Bugey du 133e : Belley (1)

Après un premier temps à Belley, berceau du 133e RI et ville de garnison du commandant Barberot, c’est l’occasion de rejoindre les lieux associés à Louis Chevrier de Corcelles, sujet de mon deuxième ouvrage : Ambutrix, Ambérieu-en-Bugey, Chazay-sur-Ain… Ambutrix est abondamment cité par Louis dans ses lettres, petit village où résidaient ses parents. C’est bien l’objectif premier. Mais ce sont aussi de nombreux autres lieux du Bugey qu’il évoque sans cesse, sources d’anciennes promenades, de racines familiales, ou bien origines diverses des soldats qui l’entourent dans la tranchée. Lire la suite »


Je l’avais déjà écrit lors de mon périple sur les traces du commandant, en 2015 (voir ici) ou le col des journaux en 2016 (ici) : la géographie des lieux est essentielle pour mieux comprendre un parcours. Ce 9 mai 2018, ce fut enfin l’occasion d’une première et rapide visite dans le Bugey, sur les traces du 133e RI, du commandant Barberot et de Louis Chevrier de Corcelles. Une visite décidée à la dernière minute, à l’occasion d’un jour de congé à prendre. Au programme : Belley, la traversée du Bugey, Ambutrix, Chazey-sur-Ain. Une visite qui en prépare d’autres, tant ces lieux restent à explorer. Que mes lecteurs familiers du Bugey ne soient pas surpris par mon récit, modelé par mes impressions notées à chaud tout au long du parcours. Lire la suite »


Comme je l’avais annoncé au tournant de l’année, la (re)publication des lettres de Louis Chevrier de Corcelles est prévue dans les prochaines semaines, chez Edhisto, sous le titre « En mémoire d’un fils ».

Ce sont 87 lettres, commentées et annotées de 440 notes de bas de page, précédées d’une introduction et d’une biographie, ainsi que 37 illustrations (dont plusieurs transmises par la famille de Corcelles) et une carte, le tout sur 198 pages, qui forment ce récit remarquable. Dans mes commentaires et annotations, j’ai souhaité d’abord fournir les explications indispensables sur les personnes citées ainsi que les références pointues de cet « aspirant » à l’école des Chartes. Mais ces indications indispensables ont été enrichies d’une mise en perspective avec les écrits d’autres sources et de combattants du régiment, notamment le commandant Barberot, le capitaine Cornet-Auquier, les soldats Fénix et Comte, le médecin Joseph Saint-Pierre… Lire la suite »


commandant-piebourgDans les Annales de l’Ain consacré à l’année 1915, un long article d’Alain Gros est consacré à plusieurs écrivains de la Grande Guerre. Parmi eux, un officier du 133e RI, le commandant Jacques Piébourg. En écho à cet article, voici un résumé du parcours de cet officier tombé le 18 août 1918.

Né le 16 février 1879 à Fontainebleau, Alfred Jacques Marie Pierre Piébourg est issu d’une famille bretonne, avec toutefois un grand-père maternel alsacien, juge à Strasbourg. Son père est officier. Il réside à Brest lorsqu’il intègre l’école militaire spéciale de Saint-Cyr en 1899. Sorti 438e sur 546 élèves en 1901 (promotion IN SALAH), il rejoint comme sous-lieutenant le 133e RI en 1901 à Belley. Il passe lieutenant en 1903. En 1904, il épouse Louise Lorette, dont il aura deux filles. Il réside notamment au Fort de Pierre-Châtel, de 1908 à 1910. Pendant cette période, le lieutenant fréquente les autres officiers, dont le capitaine Barberot. Lire la suite »