Lorsqu’il publie en 1913 ses deux ouvrages sur la conduite des petites unités, le capitaine Barberot s’attarde longtemps sur le rôle clé du « chef » face à la troupe. Celui-ci doit exercer pleinement son autorité dans la conduite de son unité, effectuant les reconnaissances, analysant le terrain, donnant les instructions. Ces lignes sont sans aucun doute une prise de position face à d’autres conceptions tactiques en discussion au sein de l’armée française, notamment celles qui prônent plus d’autonomie au soldat. Mais les témoignages de ses hommes pendant la guerre montrent surtout une théorisation de son propre caractère et de son style de commandant, comme d’autres verront dans « Le fil de l’épée » de Charles de Gaulle, son propre portrait. Un style rugueux, qui s’exerce parfois physiquement sur ses hommes mais s’exprime aussi par la contestation vis à vis des ordres reçus. Des éléments qui, associés à ses compétences militaires, forgent rapidement une réputation, à défaut d’une « légende ». Voici un inventaire des ces « coups de sang du commandant ».

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L’article sur l’hécatombe des cadres du 5e bataillon de chasseurs à pied au Linge d’Eric Mansuy, continue de susciter de nombreux contacts avec les descendants des combattants du bataillon. Monsieur Jean-François Receveur, petit-neveu du chasseur Clément Receveur du 5e BCP, tué le 21 juin 1915 à l’Hilsenfirst, m’a ainsi sollicité pour d’éventuels éclairages sur le parcours de son grand-oncle.

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A l’occasion du centenaire de l’Armistice 14-18, monsieur Jean-Claude Tavernier, président du Souvenir Français de Nangis, organise une journée de conférences le dimanche 18 novembre 2018 à la Salle Dulcie September, Espace culturel de Nangis (cour Emile Zola). Il m’a sollicité pour une présentation du parcours du commandant Charles Barberot à cette occasion, l’après-midi.

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Ce blog continue de retisser des liens entre les combattants d’hier et leurs descendants d’aujourd’hui. Laurent Lavallière, arrière-petit-neveu du capitaine Paul Henri Camus m’a ainsi transmis le parcours de cet officier du 5e Bataillon de Chasseurs à Pied, blessé notamment à l’Hilsenfirst le 18 juin 1915, quelques jours avant la prise de commandement du commandant Barberot. Son nom faisait partie de l’étude très fouillée d’Eric Mansuy sur l’hécatombe des cadres du 5e BCP, publiée ici sur le blog. C’est bien entendu l’opportunité de rendre hommage – grâce au travail de Laurent Lavallière –  à cet officier issu du rang, blessé à deux reprises et disparu le 24 août 1916 sur la Somme.  Lire la suite »