La publication d’un livre est moins la fin d’un long travail que le début d’une série de découvertes, qui immanquablement émergent à sa suite. C’est ainsi que j’ai découvert récemment, après la publication de l’ouvrage,  que l’aspirant Louis Chevrier de Corcelles était inscrit au Panthéon.

La présence de Louis Chevrier de Corcelles dans l’Anthologie des Ecrivains morts à la Guerre, publiée de 1924 à 1926, était établie de longue date. Elle permettait à Louis de bénéficier d’une courte notice biographique dans cet ouvrage reconnu, et la publication d’un texte sur la prise de la cote 830. On retrouve d’ailleurs cette information aujourd’hui à la Bibliothèque Nationale de France. Pourtant, il m’avait échappé que cette liste était aussi gravée au Panthéon, à Paris. C’est en consultant le site MémorialGenweb que je réalisais que ce nom se trouvait dans le fameux monument de la montagne Sainte Geneviève à Paris.

C’est au niveau de l’accès à la crypte, au dessus d’une grande porte, que les noms des écrivains s’égrainent. L. de Corcelles se trouve dans cette longue liste, en haut côté droit. Auparavant, j’ai pu y retrouver un peu plus bas Guillaume Apolinaire, mais sans retrouver par ailleurs Alain Fournier.

Le Panthéon, lieu initialement prévu pour le soldat inconnu

Le Panthéon fut le projet initial du soldat inconnu. On fit prévaloir qu’un soldat inconnu, représentatif des milliers de poilus tombés pendant la guerre, devait représenter leur sacrifice au milieu des « grands hommes » auquel le Panthéon devait rendre hommage. Le projet fit polémique, surtout du côté de nombreux anciens combattants. Ils ne souhaitaient pas qu’il soit enterré au même lieu que des écrivains controversés à l’époque, comme Zola. Le choix de l’arc de triomphe fut finalement décidé. On retrouve aujourd’hui néanmoins un monument qui leur rend hommage.


Retrouver l’oeuvre littéraire

Quant aux écrits de Louis de Corcelles, il me restent à ce jour inconnus. L’anthologie n’en détaille guère les publications, dont il ne précise que leur parution dans des revues d’avant-garde. Seules les lettres que son père a publiées, et qui sont reprises dans la nouvelle édition, montrent une qualité littéraire remarquable. Pourtant, dans sa préface, son père donne quelques indices pour les retrouver :

Il eut de bonne heure le goût très prononcé des lettres. La littérature et l’histoire le passionnaient et je conserve religieusement de lui de nombreux essais, dont quelques-uns même ont été publiés, écrits, la plupart, avec une fougue que l’âge et l’étude auraient assagie et modérée, mais où se révèlent de bien précieuses qualités. Ayant composé, entre autres, un conte à la manière d’Henry de Régnier, il le lui envoya et reçut de lui une lettre élogieuse et bien encourageante qui lui fit un vif plaisir.

La « chasse » est donc ouverte. Ce sera peut être possible, avec les moyens importants qu’Internet nous offre aujourd’hui.

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