A l’occasion du centenaire de l’armistice de la Grande Guerre, Bayard avait réédité sous forme d’un petit ouvrage (Trois poilus racontent : « J’ai vécu la Première Guerre mondiale ») les témoignages de trois poilus, parmi les derniers encore vivants, parues en 2004 dans le magazine Okapi. Parmi ces trois hommes, Claude-Marie Boucaud, un ancien du 133e RI et du 23e RI, le dernier poilu vivant du 133e RI. Son témoignage, près de 90 ans après les faits, est intéressant, bien que filtré par le temps et la mémoire. Voici quelques points saillants de ce récit, et le contact personnel que j’ai essayé d’établir quelques mois avant sa disparition.

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L’article L’hécatombe des cadres du 5e bataillon de chasseurs à pied au Linge continue toujours d’attirer de nombreux lecteurs et surtout des descendants/parents. Cette fois-ci, le capitaine du génie (er) Jean-Marie Mercklin m’a contacté début janvier 2020 au sujet de du lieutenant Edouard Merklen du 5e BCP, dont le nom disparaît des cadres sans explication. Edouard Merklen est un lointain parent du capitaine, le nom de famille pouvant porter deux graphies différentes. C’est l’occasion de rendre hommage à cet officier natif des Vosges, descendant d’Alsaciens, qui servit sous le commandant Barberot à l’Hilsenfirst en juin 1915. Et qui perdit un cousin éloigné, chasseur dans le même bataillon, lors des combats d’Uffholtz. Lire la suite »


Ce 11 novembre 2019, anniversaire de l’armistice, le village de Chénas (Rhône), son maire Jacques Duchet et son curé le père Pattyn, rendront hommage à l’abbé Jean-Louis Roux, dit Loys Roux (1882 – 1970) en inaugurant une esplanade à son nom, devant l’église. Pour tous ceux qui s’intéressent aux combats du Ban-de-Sapt, Loys Roux et son frère Joseph (lui aussi abbé) sont connus par leurs nombreuses photographies (entre 1 500 et 2 000, suivant les sources) du secteur.

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Lorsqu’il publie en 1913 ses deux ouvrages sur la conduite des petites unités, le capitaine Barberot s’attarde longtemps sur le rôle clé du « chef » face à la troupe. Celui-ci doit exercer pleinement son autorité dans la conduite de son unité, effectuant les reconnaissances, analysant le terrain, donnant les instructions. Ces lignes sont sans aucun doute une prise de position face à d’autres conceptions tactiques en discussion au sein de l’armée française, notamment celles qui prônent plus d’autonomie au soldat. Mais les témoignages de ses hommes pendant la guerre montrent surtout une théorisation de son propre caractère et de son style de commandant, comme d’autres verront dans « Le fil de l’épée » de Charles de Gaulle, son propre portrait. Un style rugueux, qui s’exerce parfois physiquement sur ses hommes mais s’exprime aussi par la contestation vis à vis des ordres reçus. Des éléments qui, associés à ses compétences militaires, forgent rapidement une réputation, à défaut d’une « légende ». Voici un inventaire des ces « coups de sang du commandant ».

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J’ai reçu cette semaine un message de madame Delphine Gallois auquel je n’ai su répondre. Madame Gallois rédige actuellement un ouvrage sur le fort des Rousses, dont l’histoire recoupe celle du 133e régiment d’infanterie. Ce dernier l’utilisa comme cantonnement, à l’image de la caserne Sibuet de Belley, du fort de Pierre-Châtel et de fort l’Ecluse. Parmi ses sources, l’une d’elles évoque deux stèles aujourd’hui disparues. Ont-elles existé ?

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