Près de 34 personnes se sont retrouvés le vendredi 27 septembre 2019 au centre de loisirs à Nayemont Les Fosses pour écouter l’intervention de Jean-Claude Fombaron sur le piton du Spitzemberg pendant la Grande Guerre. Yann Prouillet et Michel Colin qui étaient présents m’ont donné quelques éléments sur cette conférence que je reprends ci-dessous.

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Lorsqu’il publie en 1913 ses deux ouvrages sur la conduite des petites unités, le capitaine Barberot s’attarde longtemps sur le rôle clé du « chef » face à la troupe. Celui-ci doit exercer pleinement son autorité dans la conduite de son unité, effectuant les reconnaissances, analysant le terrain, donnant les instructions. Ces lignes sont sans aucun doute une prise de position face à d’autres conceptions tactiques en discussion au sein de l’armée française, notamment celles qui prônent plus d’autonomie au soldat. Mais les témoignages de ses hommes pendant la guerre montrent surtout une théorisation de son propre caractère et de son style de commandant, comme d’autres verront dans « Le fil de l’épée » de Charles de Gaulle, son propre portrait. Un style rugueux, qui s’exerce parfois physiquement sur ses hommes mais s’exprime aussi par la contestation vis à vis des ordres reçus. Des éléments qui, associés à ses compétences militaires, forgent rapidement une réputation, à défaut d’une « légende ». Voici un inventaire des ces « coups de sang du commandant ».

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J’ai reçu cette semaine un message de madame Delphine Gallois auquel je n’ai su répondre. Madame Gallois rédige actuellement un ouvrage sur le fort des Rousses, dont l’histoire recoupe celle du 133e régiment d’infanterie. Ce dernier l’utilisa comme cantonnement, à l’image de la caserne Sibuet de Belley, du fort de Pierre-Châtel et de fort l’Ecluse. Parmi ses sources, l’une d’elles évoque deux stèles aujourd’hui disparues. Ont-elles existé ?

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L’Association des Écrivains Combattants (dont je suis membre depuis peu, et invité pour le prochain salon le 16 février 2019) vient de publier le dernier numéro de sa revue L’Ecrivain Combattant. Elle laisse un espace à un joli article (ici) sur mon deuxième ouvrage « En Mémoire d’un Fils« , dans lequel est louée la qualité de l’impression, le travail d’annotation et les illustrations, ainsi que la belle écriture de Louis de Corcelles. Pourtant, le contenu laisse dubitatif l’auteur de l’article. Louis de Corcelles, par une « distance aristocratique », resterait dans son « monde », manquant d’empathie pour ses camarades dont il ne parlerait pas, et la vie quotidienne des tranchées. Resteraient les combats dont il rapporte (trop) les détails à ses parents, échappés de la censure pourtant sévère, récits trop précis, trop beaux pour être vrais. Demeure enfin une critique de récit hagiographique qui conclut l’article … et que je ne partage pas. A tous ces points, je propose dans ce billet d’y répondre, ainsi qu’à d’autres échos critiques entendus récemment. Lire la suite »