Suite du premier épisode : A la découverte du Bugey du 133e : Belley (1)

Après un premier temps à Belley, berceau du 133e RI et ville de garnison du commandant Barberot, c’est l’occasion de rejoindre les lieux associés à Louis Chevrier de Corcelles, sujet de mon deuxième ouvrage : Ambutrix, Ambérieu-en-Bugey, Chazay-sur-Ain… Ambutrix est abondamment cité par Louis dans ses lettres, petit village où résidaient ses parents. C’est bien l’objectif premier. Mais ce sont aussi de nombreux autres lieux du Bugey qu’il évoque sans cesse, sources d’anciennes promenades, de racines familiales, ou bien origines diverses des soldats qui l’entourent dans la tranchée. Lire la suite »


Je l’avais déjà écrit lors de mon périple sur les traces du commandant, en 2015 (voir ici) ou le col des journaux en 2016 (ici) : la géographie des lieux est essentielle pour mieux comprendre un parcours. Ce 9 mai 2018, ce fut enfin l’occasion d’une première et rapide visite dans le Bugey, sur les traces du 133e RI, du commandant Barberot et de Louis Chevrier de Corcelles. Une visite décidée à la dernière minute, à l’occasion d’un jour de congé à prendre. Au programme : Belley, la traversée du Bugey, Ambutrix, Chazey-sur-Ain. Une visite qui en prépare d’autres, tant ces lieux restent à explorer. Que mes lecteurs familiers du Bugey ne soient pas surpris par mon récit, modelé par mes impressions notées à chaud tout au long du parcours. Lire la suite »


Lors du travail de recherche qui amène à la publication de l’article de ce blog, (29 juillet 1915) « Le chiffre des pertes de notre côté est encore inconnu », Eric Mansuy exhume de ses archives un document avec la liste des officiers blessés ou tués au sein du 5e BCP. Un document qui aussitôt suscite une idée : retracer le parcours individuel de chacun de ses hommes. C’est en fait une longue recherche qui démarre, qui s’élargit aux combats précédents et met progressivement en lumière l’hécatombe au sein de l’encadrement, le renouvellement rapide des cadres, et leur origines très diverses. Les saint-cyriens, décimés lors des premières semaines, laissent rapidement la place aux officiers du rang ou de Saint-Maixent. C’est une étude magistrale de ces parcours qu’Eric me donne l’occasion de publier sur ce blog. Qu’il soit une nouvelle fois remercié pour ce travail passionnant…

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Cette formule, sous la plume du colonel Brissaud-Desmaillet, commandant la 3e brigade de chasseurs, conclut son compte-rendu des combats du 29 juillet 1915 au Linge (cote 24 N 2381 du Service Historique de la Défense), avant une autre, qui sonne comme une conjuration mais n’en reste pas moins vague : « Celles éprouvées par l’ennemi dans ses contre-attaques sont par contre très fortes. » L’on se rassure comme on peut, surtout sans chiffres à l’appui.

Eric Mansuy, qui vient de publier dans la revue des Annales de l’Est ses travaux sur les pertes et tués du Linge, et avait déjà publié sur ce blog une étude approfondie des pertes du 5e BCP (bataillon du commandant Barberot) pendant cette bataille, revient sur la journée spécifique du 29 juillet 1915, et m’a permis de publier son étude.

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A plusieurs reprises, ce blog a fait part des travaux d’Eric Mansuy sur les pertes du Linge : publication dans l’Alsace d’un article qui annonçait la remise en cause du nombre de 10 000 tués français (Bataille du Linge : combien de morts ?), présentation à Raon l’Etape des travaux (Conférence sur les pertes du Linge le 24 mars 2016) et surtout la publication d’une étude détaillée sur les pertes du 5e BCP au Linge (Les tués du 5e BCP au Linge, par Eric Mansuy). Sous le titre « Le Linge, un siècle après 1915, la numération des pertes », les Annales de l’Est, revue semestrielle publiée par l’Association d’historiens de l’Est et l’Université de Lorraine, viennent de publier dans leur dernier numéro la synthèse de ses travaux.

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