Pourquoi associer dans un article de ce blog le nom de Joseph Joffre et de Charles Barberot ? Tout simplement, parce que le généralissime rencontre à plusieurs reprises la trajectoire du commandant. Certes, le généralissime diffère en plusieurs points : 24 ans de différence ; méridional plutôt que de l’Est; officier de génie et non de l’infanterie. Mais les deux hommes sont forgés dans le creuset des cadres militaires français qui s’engageront en 1914 : l’aventure coloniale française de la fin du siècle. Lire la suite »


commandant-piebourgDans les Annales de l’Ain consacré à l’année 1915, un long article d’Alain Gros est consacré à plusieurs écrivains de la Grande Guerre. Parmi eux, un officier du 133e RI, le commandant Jacques Piébourg. En écho à cet article, voici un résumé du parcours de cet officier tombé le 18 août 1918.

Né le 16 février 1879 à Fontainebleau, Alfred Jacques Marie Pierre Piébourg est issu d’une famille bretonne, avec toutefois un grand-père maternel alsacien, juge à Strasbourg. Son père est officier. Il réside à Brest lorsqu’il intègre l’école militaire spéciale de Saint-Cyr en 1899. Sorti 438e sur 546 élèves en 1901 (promotion IN SALAH), il rejoint comme sous-lieutenant le 133e RI en 1901 à Belley. Il passe lieutenant en 1903. En 1904, il épouse Louise Lorette, dont il aura deux filles. Il réside notamment au Fort de Pierre-Châtel, de 1908 à 1910. Pendant cette période, le lieutenant fréquente les autres officiers, dont le capitaine Barberot. Lire la suite »