vivre-a-l-arriere-du-front-vosges-1914-1918Les courriers du commandant Barberot ne parlent nullement des ses contacts avec l’arrière. D’autres combattants évoquent parfois leurs contacts avec les civils, comme le capitaine Juvanon du Vachat dans ses courriers adressés à Noël. Pourtant, être civil juste à l’arrière, ne devait pas être une condition simple. Évacuations, hébergements de troupes, réquisitions, les sujets ne devaient pas manquer. Le thème a longtemps été négligé, mais fait l’objet d’une attention accrue depuis plusieurs années (au musée du Linge, une vitrine a été consacrée à ce thème dans la nouvelle extension). Lire la suite »


Général Pierre TrouchaudA l’occasion de la publication de l’article consacré aux communiqués officiels du Linge, Jean Trouchaud m’a transmis des éléments biographiques de son grand-père, le général Pierre Trouchaud, qui commanda une partie des troupes engagées sur ce front. Nous nous étions rencontrés lors de l’inauguration de l’extension du Musée du Linge le 23 mai 2015, à l’occasion du centenaire de la bataille. Le général Muller, président du musée du Linge, nous avait rapproché, car il lui semblait que le chef de Bataillon Charles Barberot, nommé au 5e BCP, était sous le commandement du général Pierre Trouchaud. Nous avions tous deux quelques doutes. De fait, après vérification, le 5e BCP (que le commandant Barberot n’a commandé qu’un gros mois, de fin juin 1915 à sa mort le 4 août), faisait partie de la 3e brigade de chasseurs. Celle-ci était commandée par le colonel Brissaud. Le général Trouchaud commandait quant à lui la 5e brigade. Les deux brigades étaient toutefois réunies dans la une même division, la 129e, dont le général Trouchaud était le commandant en second, aux côtés du général Nollet. Lire la suite »


(Cet article sur les communiques du Linge fait suite à l’article La Fontenelle)

L’offensive du Linge sera largement communiquée par le haut commandement et repris dans la presse. La durée même de cette offensive, qui va s’étaler sur près de deux mois et demi, expose l’offensive à la population pendant une période longue. Les pertes élevées, bien que discutées encore aujourd’hui (voir l’article sur ce blog), amènent après la guerre le classement de champ du bataille. L’offensive se termine sur un échec, qui va quelque peu contre-balancer la victoire de Metzeral. La fin de l’offensive est aussi celle de la fin des opérations d’envergure dans les Vosges, jusqu’à la fin de la guerre. Les communiqués listés ci-dessous s’arrêtent néanmoins à fin août. Le texte qui a été publié est lui aussi daté de cette période, ignorant que les Allemands engageront à partir de septembre plusieurs actions violentes pour reconquérir le terrain. Lire la suite »